Bond, James Bond. Le premier.

"If you want me, just whistle. You know how to whistle, don't you, Steve? You just put your lips together and blow".

To have and not have - ou le port de l'angoisse, c'est selon...-, c'est évidemment Betty Bacall qui débarque, survole le tout et Bogart qui siffle. Ou essaie...
Dalio, bien sûr. Et Walter Brennan. Et... stop ! On y serait encore demain matin...
Le tout sous la baguette d'Howard Hawks. Chef d'œuvre de la Warner né d'un pari alcoolisé avec Hemingway - tu m'amènes ton plus mauvais bouquin, je te fais un bon film, deal ?
Et, étonnant pour un français, sans subvention ni avance sur recettes...
Comme quoi... Parfait. 
Et le lien avec Bond (⚠️ ici, jeu de mot...) ? 
On y arrive.

Était également de la partie Hoagy Carmichael, le pianiste, Cricket. Remember ?
https://youtu.be/9C1vJ2Z8aI0
ou encore :
https://youtu.be/SUn4DOGiY_A

Le cher Hoagy ne fut pas que Cricket. Il fut le premier James Bond.
Celui qui, dans l'esprit de Ian Fleming, incarnait James Bond quand il créa le personnage. Bien avant de le voir en Cary Grant et de le découvrir, pour l'apprécier, en Sean Connery.

Témoin, Vesper Lynd, lors de sa première rencontre avec Bond dans "Casino Royale", le roman : "He is very good-looking. He reminds me rather of Hoagy Carmichael, but there is something cold and ruthless…"
Plus tard, Gala Brand dans "Moonraker" : "Rather like Hoagy Carmichael in a way. That black hair falling down over the right eyebrow. Much the same bones. But there was something a bit cruel in the mouth, and the eyes were cold."
Difficile en effet d'imaginer un Cricket cruel, au regard glaçant...

C'est Sean Connery, et son accent écossais à couper au couteau, qui demeurera dans l'imaginaire collectif l'incarnation de Bond.
En dépit de l'excellence de Daniel Craig, due pour partie, à l'épaisseur née de l'ambiguïté qu'il a conféré au personnage.

Un dernier, pour la route :
https://youtu.be/KzZ6WbkIXh4

Vraiment le dernier... "Hey Slim, are you happy?"
https://youtu.be/fs4vI2XnQJ4



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