Le miroir réfléchit.

Passée la soixantaine - la cinquantaine dit-on pour les femmes - nul besoin d'évoquer ou d'énumérer nos maux : ils sont là et s'imposent.
Maux bien superficiels - ici une ride, là un pli, là encore un affaissement, ailleurs un gris envahissant - une fois confronté à la réalité du mal.
Qu'il convient impérativement, à son tour, de relativiser. Question de morale.
"Combat honorable", disait François Mitterrand. Point.

"What a drag it is getting old" chantaient jadis les Stones... ç'était en 1966 ( ! ) et ça figure sur "Aftermath", je crois bien...

Digression 1: tout ce qu'ils ont pu faire depuis la fin des seventies me devient confus, sorte de bouillie que le souvenir de l'implacable Charlie Watts ne parvient plus à structurer. Alors que tout ce qui se situe entre 64 et 75 me vient instantanément - façon de parler, toujours se mentir un peu, ça maintient ... - en mémoire et sur les lèvres, musiques et paroles. 
Question : Sont-ils devenus précocement vieux, je veux dire prévisibles, ce qui peut advenir de pire à des musiciens, trentaine à peine entamée, ou est-ce moi qui me dégrade à une vitesse - pas encore - grand V ?
Les deux ?
Est-ce si important ?

Digression 2 : Miles, quand bien même très tôt ruine physique, n'est jamais devenu vieux, lui. Signe supplémentaire de son génie sans doute.





Monica Vitti. Peter Basch. (1921 – 2004)

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