Stupres saint-florentins.

20 août 1930. Gide note dans son journal : "Arrivé à Marseille hier soir. je m'embarque à trois heures pour Bastia ; où l'on arrive le lendemain à l'aube; d'où je pense gagner Calvi le jour même." 

Second séjour de Gide en Corse : "De ma vie je n'ai vu ciel plus pur, soleil plus splendide", note-t-il dans le même journal à la date du 28 août.
Constat banal.

Autre évidence : sur la route de Calvi, somnole en ces temps-là, Saint Florent. Gide y fait une halte, y déjeune, avec deux de ses amis - cf. photos infra).

Et, dans la plus pure tradition de sa légendaire hypocrisie, le voilà qui fait mine de déplorer une "'atmosphère (qui) invite aux voluptés sommaires, aux jeux, aux stupres, et reste parfaitement impropre à la méditation." (Journal, 22 août 1930).

On imagine. Le charme discret des pêcheurs à quai ou des bergers des Agriates...



André Gide, Saint Florent, août 1930.

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