Black magic Woman




Certes, tirées de Black Girl (1966) d’Ousmane Sembène, ces images ne correspondent ni à l'époque ni au pays et à la ville d'Afrique où je suis né et ai passé ma prime enfance.
Plus que les lieux, la beauté, le port altier, l’élégance naturelle de ces dames sont tels que ma mémoire, enrich
ie, enjolivée (?)  de photos et de narrations familiales les a imaginés, conservés.
Ainsi du souvenir encore présent de Delphine, qui, bien plus que ma nounou et mon souffre-douleur, demeure la première femme à mes yeux précieuse. 
Sans le soupçonner, encore moins le vouloir, elle mit la barre très haut. L'empreinte de son affection demeura telle que, en dépit de leurs efforts, la très grande majorité de celles qui suivirent, ne parvint pas à me rendre entièrement et irréversiblement misogyne.

On a une "black magic woman". Ou pas.
Moi, j'ai eu de la chance.

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