De bonnes nouvelles...

 " Quand nous regardons longuement le ciel immense, nos idées et notre âme se fondent dans la conscience de notre solitude. Nous nous sentons irréparablement seuls, et tout ce que nous tenions auparavant pour familier et cher s’éloigne indéfiniment et perd toute valeur. Les étoiles, qui nous regardent du haut du ciel depuis des milliers d’années, le ciel incompréhensible lui-même et la brume, indifférents à la brièveté de l’existence humaine, lorsqu’on reste en tête à tête avec eux et qu’on essaie d’en comprendre le sens, accablent l’âme de leur silence ; on se prend à songer à la solitude qui attend chacun de nous dans la tombe, et la vie nous apparaît dans son essence, désespérée, effrayante…"

Anton Tchékhov, La steppe.

Une fois l'an, re-lecture de "La steppe, La dame au petit chien et Salle 6". Ces trois-là, et 
quelques autres.
Tchékhov sent et voit qu'un monde s'efface lentement, sinon paisiblement, prélude à l'écroulement et à la fureur d’octobre 17.
Un bain de compassion pour le vivant - humains, animaux, arbres - et de tendresse attristée pour les paysages. 
Rien de mièvre ni de convenu. Ni de larmoyant non plus.
La simple acceptation du tragique.

À propos d’étoiles, qui nous regardent du haut du ciel depuis des milliers d’années...












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